Le blog des Amoureux de Banyuls

16 septembre 2017

Ce mois d'Août 2017 aura été riche en très belles rencontres humaines, en échanges et découvertes.

Cerise sur le gâteau, presque tous les jours il y avait une lumière différente, des nuages, brumes matinales et autres phénomènes météo qui ont fait mon bonheur. Voici donc quelques exemples de ce paradis pour photographes :

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Posté par Pierre et Audrey à 19:31 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


15 septembre 2017

Avis de recherche.

Une histoire incroyable.

Mais vraie.

Il y a de cela plus de 20 ans…en été.

J’avais pris l’habitude de promener tous les soirs notre chien, ce cher Nougat, un petit Yorkshire terrier, dans notre jardin pour son dernier pipi.

Le plus souvent c’était après minuit. Nous nous couchions tard.

Comme le jardin était clôturé, Nougat déambulait librement sur le sentier avec un peu d’avance sur moi.

Les petits projecteurs qui devaient nous éclairer étaient derrière un rideau de verdure, et par conséquent je devais faire très attention pour ne pas trébucher sur un éventuel obstacle du chemin. Un gros caillou, une branche…

Alors que je m’approchais du vieux pin dont le tronc rampait le long du sol avant de se verticaliser, forme spéciale due à la tramontane qui fait plus que caresser ses branches, puisque parfois elle les casse, je vis Nougat s’immobiliser soudain, le poil de son dos hérissé, puis se mettre à aboyer de façon méchante. Ma première idée fut qu’il avait découvert un chat.

Pas du tout ! C’était un homme tapi dans le noir, sous le pin, derrière le tronc.

« Que faites-vous là, Monsieur ! Vous êtes dans une propriété privée, vous avez franchi une clôture ! » Puis, gros mensonge : « Vous avez de la chance que je ne sorte pas mes chiens ensemble, car si j’étais d’abord sorti avec l’autre, il vous aurait déchiqueté »

« Qui êtes-vous et que faites-vous dans mon jardin ? »

Tous ces échanges devaient se dérouler obligatoirement à voix presque basse car je ne voulais pas que ma femme entende, elle aurait pris peur et aurait ameuté tout le voisinage. Souvenez-vous qu’il était environ minuit. Le clair de lune était magique.

Je le vis de plus près en m’approchant de lui. Il était bien habillé, presque en costume d’après ce que je pouvais distinguer. Alors, dans un français parfait, il me raconta qu’il était marocain et qu’il se rendait en Espagne en stop. Arrivé à Banyuls il avait cherché un coin pour passer la nuit et il avait vu notre jardin. Il me supplia de le laisser continuer la nuit sous ce pin car il mourrait d’envie de voir demain matin le lever du soleil sur la mer. Il me proposa de me laisser ses papiers d’identité et son portefeuille que je lui rendrai demain matin.

« Je vous en supplie Monsieur, je veux voir d’ici le lever du soleil ! »

Il avait presque les larmes aux yeux en imaginant ce demain qu’il désirait tant voir !

Je refusai ses papiers qu’il me tendait déjà.

« Bon, dormez ici, mais à une condition, demain matin vous quittez les lieux après le lever du soleil et si vous avez des besoins urgents, allez les soulager ailleurs »

Il me jura sur Dieu qu’il respecterait ses promesses.

Nougat que j’avais pris dans mes bras s’était calmé depuis longtemps. Ma femme n’avait rien entendu.

Je serrai la main de cet inconnu et lui souhaitai bonne nuit.

Comme j’étais allé souvent au Maroc d’où j’avais gardé des souvenirs humains très forts, ma confiance était totale. Demain il serait parti et le coin serait propre.

Ce fut effectivement le cas.

Je ne regrette pas d’avoir contrôlé l’instinct de violence qui avait effleuré mon esprit au tout début. Je ne me suis pas posé le problème du “pourquoi” on dort en costume dans un jardin dont on a franchi la clôture surtout quand on est étranger au pays et qu’on connait les risques encourus. Selon le jardin choisi il aurait pu finir à la Gendarmerie. Ou pire !

Mais, tout compte fait, je pense avoir choisi la bonne solution. Grâce à moi, cet inconnu a joui d’un spectacle incroyable : le lever du soleil sur la mer en été et sous un pin de Cap d’Oune.

Pourtant…mon comportement aujourd’hui ne serait pas le même. Et pour cause !

Mon Dieu comme le monde a changé, en mal !

Si vous êtes encore en vie, inconnu Marocain de passage à Banyuls, je vous invite à renouveler l’expérience.

Hélas, Nougat ne sera plus là.

Ne tardez pas trop quand meme, des fois que moi non plus…

Et surtout "chut", je n'ai jamais rien dit de tout ça à ma femme.

 

Posté par carinita à 11:08 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

13 septembre 2017

Au revoir Alain

 

 

Il est un jour venu du Nord.

Avec son coeur en or.

Avec son adorable famille.

    Il s'est mis à notre portée voilà près de quinze ans pour diriger notre petite harmonie lorraine.
A la clé il a mis son amour pour la musique, son talent de musicien, son infinie patience, son humour permanent.
Il a mis en nous toute sa confiance et nous a fait prendre confiance en nous.
Quel plaisir de jouer dans ces conditions !

Les progrès n'ont pas tardé, nous amenant à un niveau jamais atteint.

Il était aussi amoureux de Banyuls, dont il me réclamait le soleil voilà à peine six jours...


Pourtant il nous a quitté cette nuit parce que la nuit on est plus près des étoiles.

     Mon cher Alain, je t'écrivais récemment, pour t'encourager à l'occasion de la reprise des répétitions :
"Bon voilà, il faut t'atteler à cette magnifique tâche et emmener Camina vers le succès, vers le plaisir partagé d'un bon travail accompli dans des conditions exceptionnelles de chaleur humaine, de respect de tous, de tolérance, de communion"

Je suis persuadé que tu es déjà en train de monter ton orchestre d'anges !

Mes remerciements pour tout ce que tu as été pour tous et pour moi en particulier.

Mon profond respect, exceptionnel ami,
ton Dédé

 

 

 

 

Posté par demoguerne à 20:04 - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 septembre 2017

Une carte postale très particulière

 

     Une carte postale parmi tant d'autres, me direz-vous !

Pourtant elle n'est pas anodine, c'est tout simplement l' "enterrement" au sens propre de l'"Ile Petite" dont tous les amoureux sont nostalgiques aujourd'hui.
Rien que ça me fait craquer.

027 Vue aérienne 1965 Recto

 

Mais si je retourne cette carte, alors l'émotion est à son comble...

027 Poème de Mémé et Villa St Jean

 

    Pierrette Figuères, née Cruanas ici-même en 1903, a vécu ses premières années villa Saint Jean.
Elles ont aujourd'hui disparu toutes les deux...

    Cette grand-mère de Monique, mon épouse, que j'ai particulièrement appréciée, mérite sans aucun doute sa place ici, au sein du blog, car elle aimait son Banyuls par dessus tout.
Elle m'a communiqué sa passion, je ne peux l'oublier.

Alors son humble strophe, je la fais mienne...

027 Poème de Mémé et Villa St Jean'

 

 

Posté par demoguerne à 21:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


04 septembre 2017

Le banyuls en habit de gala !

 

      Toute récente acquisition (hier après-midi à Bollène), une bouteille de banyuls doré de l'Étoile, mais en habit confectionné par Éric Saint Val, sans doute dans les années 1996-1997...

 

Ce "couturier du verre", comme le joli boîtier l'annonce, est décédé en 1999.
Son fils,
Kevin Stal semble suivre la même passion du verre !

   Personnellement j'aime beaucoup cette "cristallisation" du verre, technique mise au point par Éric Saint Val dans les années 70.


Qui en sait davantage ? Merci d'avance


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Posté par demoguerne à 21:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 septembre 2017

Un casot "à l'ancienne"

Ils ont un charme fou, perchés au milieu des vignes, défiant le temps avec fierté. "Ils" ce sont les casots, cabanes des vignerons, servant d'abri mais aussi de remise pour les outils de la vigne.

Durant mes randos estivales, je suis tombé sur un exemplaire ancien encore en parfait état, que je vous laisse découvrir.

Côté mer :

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Ou côté montagne? :

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Quel travail!

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Quand la fonction utile de l'endroit se mêle à l'esthétisme du paysage :

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Posté par Pierre et Audrey à 10:47 - Commentaires [5] - Permalien [#]

29 août 2017

Le départ de Jacques Centelles.

 

Jacques est parti.

Hier, dans l'église romane, on sentait encore sa présence.

Palpable.

Car un Homme tel que Jacques ne part jamais.

Certains qui n'ont pas pu venir m'ont demandé le petit hommage que j'ai écrit pour lui.

D'autres parce qu'ils n'avaient pas trouvé place dans l'église et n'ont pas pu l'entendre depuis le parvis.

................................

 

 28-08-2017

 

 

Mon cher Jacques,

 

Ce n’est pas aujourd’hui que tu nous a quittés.

 

Tu es parti le jour où tu as refusé de subir une chimiothérapie que tu as jugée inutile.

En toute sérénité.

Tu signais ce jour-là ton arrêt de mort. Décision bien réfléchie et partagée avec Jacqueline. Avoir la force de dialoguer sur la mort dans un couple aussi uni que le vôtre est stupéfiant !  Vous nous démontrez par là que votre Amour est tellement fort qu’il peut conduire même jusqu’à l’acceptation de la mort de l’autre, qui est en réalité un autre soi-même. Calmement, sereinement !

Vous avez accepté que le deux devienne un.

 

Refuser la chimiothérapie et accepter la mort, alors que l'on te suggère une piste de survie, demande un courage hors du commun.

La seule condition que tu as imposée était que ta fin de vie soit sans souffrance.

 

Cela a été réalisé par le corps médical et paramédical du mieux possible.

Ils ont tenu parole, Jacques.

La souffrance propre des soignants dans de tels cas n’est pas souvent prise en compte, ce qu’ils font semble naturel, purement professionnel, et pourtant ! 

Ils t’ont tellement apporté, chacun à sa façon. Un soin, un geste, une parole, un sourire.

 

Et ils rentraient chez eux avec le front soucieux et le cœur déchiré.

 

Ta vie exemplaire d’époux et de père de famille, de vigneron, de marin, de chercheur et de savant, je dis bien de savant, tous ici la connaissent, c’était cette vie heureuse qui te comblait.

Tu savais tout de la montagne, tu savais tout de la vigne, tu savais tout de la mer, mieux que quiconque.

Tu étais également curieux de tout.

Tu me racontais récemment avec humour, cet humour qui te caractérisait si bien,  ces rencontres avec des scientifiques qui te traitaient de  « mon cher confrère »

 

Cela t’amusait.

Et c’est avec ton humilité légendaire que tu prenais sans complexe la parole devant eux.

Tu leur faisais comprendre que ce qu’il y a dans les livres n‘est parfois qu’une vision floue de la vérité.

Cette vérité, elle naissait sous la pointe de ton crayon, sous ta plume, dans l’encre de chine d’où émergeaient la terre et la mer.

Avec un souci du détail qui restituait le vivant.

Tes dessins ne sont que de la vie.

 

Combien de Sociétés savantes, d’Associations, de Comités, de Commissions, de groupes représentatifs sont endeuillés par ton départ ?

Tu étais un pilier du village, donc tous venaient te solliciter.

 

Comment les citer tous ?

L’Exocitus volitans, ton bébé,

la Commission du Patrimoine municipale où tu étais un des plus actifs et écoutés, et dont les membres te remercient de ta fructueuse participation, me reviennent ainsi en mémoire.

Que les autres me pardonnent !

L’un d’entre eux était particulier et comme ta seconde famille.

Je veux parler du Laboratoire Arago qui t’a permis  d’épanouir tes passions et résoudre bien des questions et où tu as pu acquérir la science et transmettre ton savoir.

Tu fais partie de leur histoire.

La brutalité de ton départ ne leur a pas permis de s’exprimer aujourd’hui, ils en sont désolés, mais je sais qu’ils ont décidé de te rendre bientôt un hommage particulier, témoignage de leur profonde reconnaissance.

 

Tes interrogations étaient souvent profondes.

Je vais les évoquer.

 

Tu m’avais envoyé un mail l’année dernière dans lequel tu écrivais :

 

 

« Tu sais Albert que je suis aussi sensibilisé par le religieux.


D'autre part, mes fréquentations professionnelles pendant plus de 30 ans m'ont aussi sensibilisé, principalement à la biologie animale.

 

 

Tu sais aussi que je suis curieux, et ma curiosité a été un peu ma nourriture.


Dans tout ce fouillis, une seule chose s'est confortée dans mon esprit


:" je crois en la création du visible et de l'invisible", et plus


particulièrement à la création des êtres organisés »

 

 

Ce que tu m’écrivais « je crois à la création du visible et de l’invisible », n’était finalement que le début du « Credo »

Je ne l’ai compris que maintenant.

 

Tu avais quand même, il faut en tenir compte, la chance d’être bien entouré par ta famille.

 

Ton épouse et tes deux fils ont été les trois piliers.

 

Ton épouse Jacqueline, discrète, t’apportait en plus ce qui manquait à nos échanges d’hommes, cette sérénité imperturbable du croyant.

Ta terre était bonne, la graine plantée a vite germé.

 

Jacques, devant ton épouse et tes enfants, ta famille, et devant tous ceux qui t’accompagnent aujourd’hui,  j’affirme pour conclure  que tu étais un homme hors du commun.

Ton destin a d’ailleurs été hors du commun.

 

Devenir dans sa vie un être d’exception, c’est peut être ça, finalement, devenir un Homme. 

Tu as fini ton Travail, mais tu nous as laissé les outils.

Ce sera difficile de continuer sans toi.

 

En sommes nous capables ?

Adieu Jaume, A Dieu.

(Note : Il signait "Jaume" tous les mails qu'il m'envoyait)

 

 

Patrimoine

A la découverte d'un puits lors de nos recherches pour la Commission Patrimoine.

 

 

 

 

 

 

 

Posté par carinita à 12:29 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

27 août 2017

Feu d'artifice de Banyuls

Pour ceux qui n'ont pas pu y assister !

 

Posté par Isabelle CALLIS à 14:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]